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_____________ . << Close Your Eyes Let's Meet, In Our Dreams Tonight >> Bip...Bip...Bip...
Un bruit. Ce bruit.
Il dérape le long de mes tympans et s'infiltrent jusqu'à mon cerveau.
En résonnance, il percute toute ma tête. Il résonne en s'immisçant dans tout mon inconscient.
Boum...Boum...Boum...
Un battement. Ce battement.
Un rythme qui bat en même temps que ma douleur.
Une pulsion qui fait écho jusqu'à mes veines les plus minces.
Une pulsation qui vibre de son plus fort dans mes oreilles.
Tandis que je vague lentement sur ma frénésie.
Je m'accroche à toute mon inconscience, je m'enchaîne à mon égarement...
Je tisse des liens de fer au pied de ma démence.
J'erre dans les infinis couloirs du trouble. J'avance, je nage, je plonge dans le brouillard.
Je m'imbibe de son absence. Je me cache sous son obscurité pour ne plus avoir à faire surface.
Ne me sauvez pas. Ne me tendez jamais la main.
Laissez-moi m'éteindre dans les profondeurs de cette bruine.
Je veux y rester mort toute ma vie.
Le monde n'est plus ce don j'ai besoin. Le monde n'est plus ce que je vois.
Je peux m'éclairer éternellement dans la nuit.
Je veux marcher infiniment contre le vide.
Sous la brume...elle me guidera de ses ailes brisées.
Elle m'emportera dans son tourbillon de silence...
Me propulsera dans le creux de son ciel.
Loin de tous ces cauchemars...Je m'alimenterais des miens.
Laissez la peur me faire vivre de sa lueur.
La mort à un gout si doux...la saveur de la liberté...le fumet de la légèreté.
Ne vous permettez pas de m'en protéger.
Je veux encore y mordre...la sentir du bout de mes doigts...La caresser de mon existence, et la laisser m'en priver.
Je flotte dans les aires, m'entourant des larmes des autres.
C'est un fardeau que je me permets de porter.
Car ici je laisse tous mes sens aller.
En échos, comme une illusion j'entends ces murmures.
Ces souffles qui m'assourdissent tel des hurlements.
Je devine cette pâle agonie qui pèse sur toute ma peau.
La leur comme la mienne.
Je ne me sens jamais seul.
Des mains, des voix...je suis constamment agressé.
Pourtant...je ne le sens pas. Je ne le vois pas. Mes yeux sont clos...fermant la porte à mon âme.
Je tâte la réalité du bout de mon imagination.
Je suis aspiré dans un tourbillon.
De la douleur, de la peur, de la faiblesse, de l'angoisse...de la conscience.
Les murmures...les cris...les touchés...tout se rapprochent.
Je tremble. Je sue. Je suis terrifié.
Mon monde bordé de noir, se teinte violement de blanc.
Mon inconscient se dissipe...Ne me laisse pas seul. Pas avec la réalité.
Je pleure. Je suffoque. Je suis paralysé.
J'embrasse une dernière fois ma splendeur étouffé d'obscurité...
Et m'envole vers une blêmeur aveuglante.
Bip...Bip...Bip...
Une lueur poignante envenime immédiatement ses yeux.
Tous ses membres sont lourds...terriblement lourds.
Ses paupières se tirent avec difficulté vers le haut.
Un étendu de blanc. Un blanc si vide qu'on ne s'y sent nulle part.
Un infini don on ne pourra jamais en distinguer les limites.
Des néons...ce sont des néons.
Il détourne le regard et découvre une pièce dansante.
Une chambre embrouillée. Plongée dans la confusion.
Toujours se même son strident fouettant ses oreilles.
Il jette son regard vers la droite.
Une porte. Une petite chaise en bois.
Ses prunelles s'étirent du côté gauche.
Une fenêtre. Un ciel brumeux. Bouffé par un éternel gris.
Il sent soudainement son crâne se faire dévorer par des millions de sangsues.
Une douleur battante et affamé dans sa tête.
À son mal impitoyable, s'entremêlent des centaines, des milliers de questions.
Il tourne la tête, et aperçois un miroir déposé sur la table de nuit.
Il lève mon bras gauche avec difficulté. Il se mord la lèvre inférieure et agrippe le miroir.
Il y sent, quelque chose de froid. Il passe sa langue dessus et découvre qu'un anneau borderait sa lèvre?
Il dirige lentement le miroir vers son visage.
Un stress accablant noue son ventre.
Que va-t-il y découvrir?
À nouveau la peur...il lui semble ne pas l'avoir ressentis depuis des années. Des siècles.
On aurait dit qu'il était mort depuis une éternité.
Il préférait son monde dissipé. Là ou on ressent rien. On ne pense rien. On ne croit en rien. Juste une vie esquissée. Un c½ur qui bat, mais ne ressent pas.
La glace le reflète finalement.
Il fait face à son passé, son présent et son avenir.
Ce qu'il était, est et sera.
Des traits fins. Un teint incroyablement pâle. Des lèvres pulpeuses, ornées d'un piercing.
De longues dreads aux éclats de blé et de chaumes, entourent son visage meurtris.
Tom...
C'est tout ce qui lui vient. C'est son nom.
- Ho-Mon-Dieu TOM!
Ses mains libèrent le miroir qu'elles tenaient et il va s'écraser contre le sol, volant en un millions d'éclats.
7 ans de malheur...
Il regarde, pétrifié, la femme qui se tient dans l'ouverture de la porte.
Elle me semble familière...tellement familière.
Il peut s'y reconnaître...mais ne sait pas par rapport à quoi.
Elle se rue alors sur lui et l'entoure de ses longs bras frêles.
Sa vision est toujours aussi troublée, et à mesure que les secondes lui échappent, sa tête se noie plus profondément.
______-T'es enfin réveillé! Ça fait 3 jours que tu es dans le coma...Merci mon dieu de m'avoir redonné mon fils.
Elle embrasse à mainte reprise sa tempe et lui fait face à nouveau.
Ça y est. Ces yeux noisette voilés d'un vert olive...il les reconnaîtrait entre mille.
Ses cheveux blonds emprisonnant le soleil...ses petites rides subtilement nichées aux coins de ses yeux...C'est sa mère.
Comme si elle venait de voir qu'il l'avait enfin reconnu, elle lui sourit et caresse tendrement sa joue.
Il avait oublié combien ces touchés étaient bons...
______-Tu te rappelles de moi mon bébé?
Le jeune homme mime un timide 'oui' de la tête.
Le sourire de sa mère, des plus rayonnants, s'étire à nouveau lui offrant tous le bonheur du monde.
Il peut sentir à nouveau combien la joie d'une personne qu'on aime est contagieuse.
______-Et...et tu te souviens comment tu es arrivés ici...?
Cette fois, il heurte un mur.
Sa mémoire s'éteint en un souffle s'il essaie de remonter jusque là.
Un trou béant avale toutes raisons de sa présence dans un hôpital.
Les yeux teintés d'incompréhension, Tom mime un 'non'.
Sa mère baisse le regard. Son visage s'assombri.
La peur se met à nouveau à ronger tout l'intérieur du blessé.
______-Tom...tu as eu un accident de voiture avec Florian.
Florian. Une brise tendre et rafraîchissante envahis son dos. Son amour...l'homme de sa vie. Ils allaient se mariés...
Lui et son visage tendre. Lui et son sourire pétillant. Lui et ses yeux attachant...il agrippe votre regard et vous sert si fort le c½ur...c'est un doux souvenir. Une tendre image qui se fige sous ce nom. Elle laisse pourtant derrière elle une brise amère. Et froide. Cette illusion cache un trou béant, un vide éternel au-delà de ses accents de bonheur.
Et puis, devant la plénitude qui l'envahissait juste à l'entente de son fiancé, l'inquiétude se fit insupportable. Pourquoi sa mère n'osait-elle pas le regarder? Pourquoi avait-elle les larmes aux yeux? Pourquoi ne disait-elle rien? Pourquoi l'achevait-elle avec ce silence tranchant?
Tom n'osait même plus respirer. Que s'était-il passé?
______-Maman...
Il fixait le mur blanc d'un vide fade et infini devant lui.
Ses membres tremblaient, ses yeux lui piquaient.
______-Tom...Florian n'a...il...il n'a pas survécu.
\!/ En Cours D'écriture ^-^ \!/